L’occupation en chiffres
Le Haut-Karabagh: la date d’occupation - 1988-1992, la superficie – 4400 km² ; La région de Choucha : la date d’occupation – 8 mai 1992, la superficie – 289 km² La région de Latchine : la date d’occupation – 18 mai 1992, la superficie – 1840 km² La région de Kelbedjer : la date d’occupation – 2 avril 1993, la superficie – 3054 km² La région d’Aghdam : la date d’occupation – 23 juillet 1993, la superficie – 1150 km² La région de Djabraïl : la date d’occupation – 23 août 1993, la superficie – 1050 km² La région de Fuzouli : la date d’occupation – 23 août 1993, la superficie – 1390 km² La région de Goubadly : la date d’occupation – 31 août 1993, la superficie – 802 km² La région de Zenguilan : la date d’occupation – 29 octobre 1993, la superficie – 707 km²

Histoire de la musique du Karabagh

Histoire de la musique du Karabagh

Il existe  des fragments des musiques de l’épopée comme «Kitabi Dede Gorgoud» («Le livre de Dede Gorgoud»), la première source littéraire écrite et la citation des noms de différents instruments de musique dans la musique actuelle  azerbaïdjanaise. Cela prouve l’ancienneté de celle-ci dans l’histoire de la musique azerbaidjanaise. L’histoire de la musique du Karabagh occupe une place importante dans l’histoire de la musique azerbaïdjanaise, elle se distingue par son ancienneté et son caractère instrumental unique. Depuis l’antiquité, il était difficile d’imaginer sans musique les fêtes et les cérémonies religieuses au Karabagh. L’art d’achoug se distingue par son ancien caractère instrumental de l’histoire de la musique du Karabagh. Le milieu d’achoug du Karabagh était l’une des régions des troubadours de l’Azerbaïdjan du Nord. A l’époque d’Achoug Valeh (un grand artiste), l’interprétation de la musique d’achoug était entrée dans une période d’épanouissement.  Les œuvres d’Achoug Mohammad (1834-1914), d’Achoug Aziz (1825-1918), Achoug Hussein (1800-1880), Achoug Ali (1807-1917), Achoug Elesguer (1821-1926), Molla Djuma (1855-1919) avaient contribué au développement de l’art d’achoug du Karabagh. Achoug Peri a été la première achoug femme dans l’histoire de l’Azerbaïdjan. Le théâtre, les spectacles de cirque, les concerts européens et orientaux, les cercles de musique, de science, l’imprimerie, la bibliothèque, l’école normale et un certain nombre d’institutions culturelles et éducatives ont été organisés à Choucha dans l’histoire culturelle du peuple azerbaïdjanais. Depuis les années 1940 du XIXe siècle,  une grande diversité artistique étaient développées aussi à Choucha.  Les premières œuvres théâtrales ont été mises en scène à Choucha en 1848. Le nombre des spectacles a augmenté suite à la construction d’un bâtiment théâtral à Choucha au printemps de 1891. Les citadins manifestaient un grand intérêt pour les spectacles. Ce qui explique le choix de thème  la tragédie  «Othello» de William Shakespeare et sa mise en scène à Choucha. Depuis la première moitié du XIXe siècle, en plus de différents domaines de l’art, le métier de chanteur se développait rapidement à Choucha dans les autres régions de la république. Il y avait beaucoup de musiciens, chanteurs et danseurs dans la ville de Choucha. Grâce au développement du métier de chanteur, des salles de musiques, des cercles et des écoles de musiques avaient été créés à Choucha dans les années 70-80 du XIXe siècle. Les fondateurs de l’école de musique à Choucha sont Kharrat Goulou et Molla Ibrahim. Kharrat Goulou fils de Mohammad (1823-1883) a été le musicien le plus populaire de l’époque. Il était le grand maître de la musique orientale. Après la mort de Kharrat Goulou, le chanteur connu à Choucha Hadji Husu et le savant et musicologue éminent Mir Mohsun Nevvab ont institué le Conseil des musicologues. Le premier concert de musique orientale en Azerbaïdjan a eu lieu en été de 1901. Les chanteurs connus Djabbar Garyaghdioglu, Ketchetchi Mohammad, Mechedi Dadach, le joueur de tar Sadigdjan, Mechedi Zeynal, Ata Baghdaguloglu, les achougs Abbasgoulou, Nedjefgoulou etc avait assisté à ce concert organisé au théâtre de Khandemirov à Choucha par Abdurrehim bey Hagverdiev, dramaturge. Au début du XXe siècle, en tant qu’un centre culturel et de loisirs, Choucha attirait l’attention du monde entier. Les voyageurs ou les touristes seraient surpris de belles maisons à deux ou trois étages, des hôtels confortables, des hammams, des sources froides, des magasins, du large boulevard, du club d’été de la ville. Donc, c’est pourquoi Choucha était appelé «Le conservatoire du Caucase». Ainsi, au début du XXe siècle, Choucha était le conservatoire du Caucase et le berceau de la musique de l’Azerbaïdjan. A cette époque, on rencontrait les musiciens issus de Choucha partout dans le Caucase. Ce n’est pas au hasard qu’on l’appelait également «Terre de talents».  Uzeyir Hadjibeyli - grand compositeur, fondateur du premier opéra dans l’Orient, dramaturge, auteur du premier libretto, fondateur du genre de la comédie musicale, auteur de l’hymne national d’Azerbaïdjan, était l’un des représentants les plus éminents du Karabagh à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Choucha est la valeur incontestable des talents musicaux comme Khourchidbanou Natavan, Mir Mohsun Nevvab, Kharrat Goulou, Hadji Husu, Sadigdjan, Mechedi Isi, Abdulbaghy Zulalov, Djabbar Garyaghdioglu, Ketchetchi oglu Mammad, Machadi Mammad Ferzeliyev, Islam Abdoullayev, Seyid Chouchinski, Bulbul, Zulfi Adiguezelov, Khan Chouchinski, Rechid Behboutov, Machadi Djemil Amirov, Gourban Pirimov, les compositeurs Uzeyir Hadjibeyov, Zulfugar Hadjibeyov, Fikret Amirov, Niyazi, Efrasiyab Bedelbeyli, Soltan Hadjibeyov, Echref Abbassov, Suleyman Alasgarov. Ce n’est pas la liste complète des musiciens issus de Choucha. L’Ecole de musique vocale de Choucha prenait la même place dans l’histoire de la musique orientale comme l’Ecole de musique vocale italienne gravée dans l’histoire de la musique européenne. Autrefois, Choucha était appelé «l’Italie du Caucase».

Source :

Livre «Choucha» de Firidoune Chouchinski

Livre de «La mémoire du Karabagh», Bakou 2010